L’ORMEAU : Victoire des salariés contre leurs patrons représentants du monde de la finance !

Publié le par PCF Tarbes

L’ORMEAU : Victoire des salariés contre leurs patrons représentants du monde de la finance !

Monde soignant/soigné et monde de la finance, deux mondes que tout oppose.

François Hollande n’a fait que l’annoncer au Bourget en 2012, mais les salariées et les salariés de la Polyclinique de l’Ormeau l’ont fait à Tarbes en 2017 : elles et ils viennent de faire reculer les représentants du monde de la finance, que sont leurs patrons. L’actuel PDG du groupe, Philippe Gravier, est un proche de Christine Lagarde, présidente du FMI. Il a été, lorsqu’elle était Ministre de l’économie et des Finances de Sarkozy, un de ses directeurs de cabinet, c’est dire… Le PDG actuel a remplacé récemment, l’ancien PDG de Médipôle, Marcel Hermann, qui fut contraint au départ suite à la révélation de la liste des évadés fiscaux dans l’affaire de Panama Papers. Bref, du « beau » monde… La seule carte de visite de ces dirigeants, en dit suffisamment long pour comprendre leurs mauvaises intentions. Ils ne sont pas là pour enfiler des perles, mais pour faire du fric avec la santé de la population et l’exploitation éhontée de leurs salariés. Leur éthique de financiers est totalement opposée à l’éthique des salariées et des salariés, qui eux ont avant tout une éthique soignante indéfectible et infaillible.

Un conflit social exemplaire

Le personnel de l’Ormeau, maltraité et sous payé, épuisé depuis des mois, s’est donc résolu le 8 Novembre 2016, à se mettre en grève dans le but de s’émanciper du carcan humain et social dans lequel les avait plongé leurs patrons, depuis l’acquisition de la Polyclinique. Ce choix de lutter plutôt que de continuer à subir cette situation, quasi esclavagiste, fut un choix majoritaire des salariées et des salariés. Ce qui pour elles et eux était devenu inadmissible et qui déclencha leur décision de lutter et de combattre, fut qu’elles et ils ne pouvaient plus continuer à soigner correctement leurs malades. Et ça, quand on a fait le choix du métier de soignante et de soignant, c’est juste insupportable et inadmissible. Soixante trois jours de grève et de combat exemplaire, ont eu raison du monstre de la finance, pourtant réputé dur, inflexible et inaccessible. Par ces temps difficiles, où la résignation et la peur de perdre son emploi, ont tendance, malgré la colère sourde, à être dominants dans la tête des 25 millions de travailleuses et de travailleurs de France et de Navarre, la victoire des salariées et des salariés de la Polyclinique de l’Ormeau active un souffle d’espoir réconfortant et salutaire. C’est une lutte qui a valeur d’exemple à suivre !

La force d’un groupe de salariées et de salariés et du soutien populaire

Nous voulons ici, saluer la ténacité de ces salariées et de ces salariés, leur haut niveau de résistance, leur intelligence de gestion du conflit et leur niveau de conscience élevé qui leur a permis de tenir et de gagner avec l’aide de leur syndicat et du soutien populaire. Cette force leur a donné, à tous les moments les moyens de tenir, de ne pas craquer, face à l’intransigeance de leurs patrons et au silence coupable du Gouvernement, pendant de trop longues semaines. Rien n’a pu entamer leur résistance, jusqu’à la victoire finale. Une vraie guerre des nerfs pourtant pour ces femmes, pour une grande part, et ces hommes ayant à gérer aussi leur vie, sans rémunérations en plein milieu des fêtes de fin d’année, ne pouvant compter que sur la solidarité de leurs familles et de la population. Cette solidarité entre salariés et avec la population en besoin de soins réels ou potentiels aura été déterminante, essentielle, fondamentale pour faire face aussi au sentiment de culpabilité de ne pouvoir assurer la continuité des soins des centaines de malades en cours d’hospitalisation ou programmés. La dignité de ces lutteuses et de ces lutteurs force le respect et l’admiration.

Un conflit social qui, de fait, est aussi un conflit politique.

Il aura donc fallu plus de deux mois pour que l’exécutif national daigne prendre en main ce conflit et contraigne le Groupe Médipôle à négocier vraiment. Il aura fallu une lettre ouverte à la Ministre de la Santé, à l’initiative de Marie-Pierre Vieu, dirigeante nationale du PCF et élue tarbaise, signée par de multiples responsables de gauche et de personnalités nationales éminentes, pour que ce gouvernement se décide, enfin, à intervenir de toute son autorité. La Ministre Marisol Touraine n’a pas assumé toutes ses responsabilités en se cantonnant à renvoyer ce conflit à un seul statut de « conflit du travail ». Quand entre les protagonistes du conflit il y a les soins et la santé de la population d’un territoire, cela regarde au premier chef le Ministère de la Santé. Cela est indéniable ! Au lieu de cela le gouvernement, empêtré dans ses choix politiques en faveur du grand patronat et de la finance, à, dans un premier temps, brillé par son silence lourd et mortifère, laissant les salariés et la population seuls face à l’intransigeance emplie de provocations, d’irrespect et de déni de danger sanitaire, on pourrait dire de haine de classe, du Groupe Médipôle. Bien évidemment, le Maire de Tarbes Gérard Trémège, s’est bien gardé de soutenir les salariés en grève. Pire, il a bassement et honteusement tenté de les diviser, en profitant au passage pour mettre une charge contre les syndicalistes. Son ennemi à lui, mais on le savait déjà depuis longtemps c’est le monde du travail, pas celui de la finance.

D’autres choix politiques s’imposent.

Cette tergiversation ministérielle et gouvernementale était un choix politique. Ce n’est que contraint et forcé, devant la pression populaire, que Matignon a pris les choses en main. Pas étonnant au regard de la politique menée depuis 2012. Cadeaux au patronat avec le CICE, véritable soumission au Medef, loi Macron, loi El Khomry, loi Touraine, les choix politiques menés notamment par Valls n’auront eu de cesse que de combattre les pauvres et les salariés, comme ceux de la Polyclinique de l’Ormeau, tout en rinçant d’argent public ceux qui n’en avaient pourtant nul besoin. Un Président de la République, un gouvernement, une majorité parlementaire, doivent avoir un tout autre rôle dans notre pays. C’est l’enjeu des prochaines électorales. Au contraire de ce qui vient d’être fait, il faut mettre au pas la finance, définanciariser l’économie réelle, mobiliser l’argent pour financer les petites et moyennes entreprises, protéger et généraliser l’économie sociale et solidaire, empêcher les licenciements boursiers, abroger la loi El Khomry, éradiquer la pauvreté et respecter les métiers et les travailleurs, réduire le temps de travail, augmenter les salaires des salariés et limiter ceux des dirigeants, restaurer le droit à la retraite à 60 ans et augmenter les pensions, réprimer les inégalités femmes/hommes, construire un nouveau statut protecteur pour les travailleurs.

Aux échéances électorales, utiliser son vote efficacement et pas contre soi.

Lors des échéances électorales de 2017, chacune, chacun sera face à son propre choix afin de se doter d’un Président et de parlementaires qui vont dans le sens du peuple et non l’inverse. La droite et l’extrême droite sont les ennemis directs des jeunes, des salariés, des chômeurs et des retraités. C’est pour cette raison que le PCF à choisi de soutenir la candidature de Jean Luc Mélenchon à l’élection Présidentielle et propose ou soutient des candidats communistes et progressistes aux élections Législatives. Pour qu’enfin, à l’avenir, on ne revive plus des conflits tels que celui que viennent de mener les valeureuses combattantes et valeureux combattants de la Polyclinique de l’Ormeau.

SECTION DE TARBES DU PCF

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